L’histoire du massage

L’origine du massage

Le massage a été utilisé pour guérir les maladies depuis la nuit des temps et adopté aussi bien par la médecine orientale que par la médecine occidentale. Il existe des écrits relatifs au massage et également à l’acupuncture, la moxibustion et l’herbalisme dans un livre médical chinois nommé « Nei-Jing » 3000 av JC. Des techniques de traitement par massage sont aussi expliquées dans « Ayuravedha » un écrit indien sur la pratique médicale datant de 1800 av JC.

Pour les Grecs et les Romains, le massage est l’une des principales méthodes pour soulager la douleur. Le père de la médecine occidentale Hippocrate mentionne que chaque médecin devrait apprendre comment masser. La technique de massage cardiaque a été expliquée dans le « Livre moderne de cardiologie » (1890). Au XIXème siècle, un gymnaste suédois « Per Henrik Link » applique la philosophie occidentale aux techniques chinoises de massage. Il appelle sa nouvelle technique de massage à l’huile « massage suédois » qui deviendra très populaire dans le monde entier. Plus tard, plusieurs types d’arômes avec des parfums sélectionnés furent employés avec les techniques de massage connues sous le nom d’aromathérapie.

Le massage Thaï

Totalement différent du massage suédois classiquement proposé en Europe, le massage thaï est une façon différente de concevoir et de pratiquer le massage. Riche de techniques d’acupressions et surtout de stretching, il est aussi nommé yoga passif ou yoga des fainéants.

En effet, propre au lâcher-prise, ce massage permet de travailler le corps dans des mouvements recherchant la plus grande liberté et les plus grandes amplitudes. Le ressenti est exceptionnel et permet de retrouver souplesse et vigueur.

Le but du massage thaï est d’obtenir ou de rétablir un harmonieux flux d’énergie (chi, qi ou prana). Il agit sur les fascias superficiels et profonds, les ligaments, les articulations, le tissu conjonctif, de même il s’adresse à l’ensemble de l’organisme, notamment au système nerveux, ainsi qu’aux appareils digestif et respiratoires. Les manœuvres employées sont des pressions palmaires, des pressions du pouce, des frictions-étirements, la chenille, un travail avec le coude et l’avant-bras et la plante de pied. On utilise des lignes nommées Sen (à ne pas confondre avec les méridiens d’acupuncture même si cela s’apparente) . Le massage thaï s’exerce sur une natte posée sur le sol. On préfère utiliser des vêtements amples et légers favorisant la liberté de mouvement nécessaire à la pratique. Les compressions ponctuelles exercées par le thérapeute font appel au poids corporel et non à la force musculaire. Etirements, respiration, relaxation et exploitation de la pesanteur font partie d’un bon traitement. L’attitude du spécialiste et sa disposition d’esprit (chaleur humaine et compassion) ont une importance aussi déterminante qu’une bonne technique. Faculté d’écoute et sensibilité tactile sont également requises.